Vous avez peut-être entendu parler de la DHT sans vraiment savoir qui elle est. Pourtant, si vous perdez progressivement vos cheveux, vous observez votre raie qui s’élargit, vos tempes qui reculent, votre densité qui diminue au sommet du crâne, c’est probablement elle qui est en cause.
La DHT est l’hormone impliquée dans l’alopécie androgénétique, la forme de chute de cheveux la plus fréquente chez l’homme comme chez la femme.
Ce qui caractérise cette chute, c’est son évolution lente et progressive. Il ne s’agit pas d’une chute brutale liée à un stress ou à une carence, mais d’une dégradation progressive du follicule pileux lui-même. À chaque cycle, le cheveu devient plus fin, plus court, moins pigmenté, jusqu’à parfois disparaître complètement.
Comprendre le rôle de la DHT permet de mieux comprendre pourquoi certains traitements fonctionnent et pourquoi d’autres restent limités.
Qu’est-ce que la DHT ?
La DHT, ou dihydrotestostérone, est une hormone dérivée de la testostérone. Elle est produite lorsque la testostérone est transformée par une enzyme appelée 5-alpha-réductase, présente dans différents tissus du corps, notamment le cuir chevelu.
La DHT fait partie des hormones androgènes, impliquées dans le développement des caractéristiques sexuelles masculines. Les hommes en produisent davantage que les femmes, ce qui explique en partie pourquoi l’alopécie androgénétique est plus fréquente et plus marquée chez eux.
Mais le problème ne vient pas uniquement du taux de DHT. La sensibilité génétique des follicules joue un rôle central. Deux personnes avec un niveau hormonal similaire peuvent avoir une évolution capillaire totalement différente selon leur prédisposition.
Comment la DHT miniaturise le follicule pileux
Les follicules pileux possèdent des récepteurs androgènes. Lorsque la DHT s’y fixe, elle déclenche une cascade de réactions biologiques qui perturbent progressivement le cycle capillaire.
Concrètement :
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la phase anagène (phase de croissance) se raccourcit ;
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le follicule rétrécit progressivement ;
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chaque nouveau cheveu devient plus fin et plus court ;
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la vascularisation du follicule diminue ;
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le follicule finit par produire un duvet très fin, parfois invisible.
Ce phénomène est appelé miniaturisation folliculaire.
C’est cette répétition de cycles de plus en plus courts sur plusieurs années qui conduit à l’éclaircissement visible du cuir chevelu.
L’alopécie androgénétique touche aussi les femmes
L’alopécie androgénétique n’est pas exclusivement masculine. Environ 40 % des femmes y sont confrontées au cours de leur vie, particulièrement après la ménopause.
Chez la femme, la chute se manifeste généralement différemment : il s’agit davantage d’un éclaircissement diffus du dessus du crâne et d’un élargissement progressif de la raie plutôt qu’une récession frontale marquée.
Le mécanisme hormonal reste néanmoins le même : des follicules génétiquement sensibles réagissent excessivement à la DHT.
Les facteurs qui aggravent l’action de la DHT
La génétique
C’est le facteur principal. Si des antécédents d’alopécie existent dans votre famille, il est plus probable que vos follicules soient sensibles aux androgènes.
Le stress chronique
Le stress augmente le cortisol, une hormone qui perturbe l’équilibre hormonal global et peut accélérer une chute déjà présente. Beaucoup de personnes cumulent ainsi effluvium télogène et terrain androgénétique.
Les carences nutritionnelles
Un déficit en fer, zinc, protéines ou vitamine D peut fragiliser davantage les follicules et accentuer la miniaturisation.
Certains médicaments
Chez certaines femmes prédisposées, certains contraceptifs à effet androgène peuvent favoriser l’aggravation de la chute.
Comment agir sur la DHT pour protéger les follicules
Bloquer la 5-alpha-réductase
Le finastéride et le dutastéride agissent en inhibant l’enzyme responsable de la conversion de la testostérone en DHT.
Leur efficacité est bien documentée dans l’alopécie androgénétique masculine, mais ces traitements nécessitent un suivi médical en raison de leurs effets secondaires potentiels.
Les actifs topiques anti-DHT
Certaines molécules appliquées localement peuvent aider à limiter l’action de la DHT au niveau du cuir chevelu.
Parmi les plus étudiées :
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la caféine, connue pour prolonger la phase anagène ;
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le Capixyl, associant peptide biomimétique et extrait de trèfle rouge ;
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l’huile essentielle de romarin à cinéole ;
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le Redensyl, qui agit sur les cellules souches folliculaires.
L’objectif de ces actifs est de ralentir la miniaturisation tout en stimulant l’activité folliculaire.
Le minoxidil : un mécanisme différent
Le minoxidil n’agit pas directement sur la DHT. Son rôle est principalement d’améliorer la vascularisation du cuir chevelu et de prolonger la phase de croissance du cheveu.
C’est pourquoi il est souvent utilisé en complément d’actifs anti-DHT.
Peut-on stopper la miniaturisation ?
Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de préserver les follicules encore actifs.
Un follicule totalement atrophié ne peut généralement plus produire de cheveu terminal. En revanche, un follicule miniaturisé mais encore vivant peut souvent être stabilisé, voire partiellement revitalisé.
L’objectif réaliste d’une routine anti-chute est donc de ralentir ou stabiliser le processus avant qu’il ne devienne irréversible.
Chez HACT, le Sérum Anti-Chute No.1 associe Redensyl 3 %, Capixyl 5 %, Baicapil 4 % et Caféine 0,2 % pour agir sur plusieurs mécanismes simultanément : soutien de la phase anagène, stimulation folliculaire et action locale sur les facteurs impliqués dans la miniaturisation.
Associé au Dermastamp No.1, il favorise également la pénétration des actifs directement au niveau du cuir chevelu.
En résumé : ce qu’il faut retenir
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La DHT est produite à partir de la testostérone via l’enzyme 5-alpha-réductase.
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Certains follicules sont génétiquement sensibles à cette hormone.
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La DHT raccourcit progressivement le cycle capillaire et miniaturise le follicule.
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L’alopécie androgénétique touche aussi bien les hommes que les femmes.
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Les traitements peuvent ralentir la miniaturisation lorsqu’ils sont commencés suffisamment tôt.
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Les actifs topiques anti-DHT permettent une approche locale sans action hormonale systémique.
Le facteur le plus important reste la précocité : plus un follicule est pris en charge tôt, plus ses chances de rester actif sont élevées.